mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noel et je reviens vite

Promis, je reviens vite écrire, partager et continuer de rapatrier tous les articles d'Harmonysoumise ici.

En attendant je confie à Betty le soin de vous souhaiter un Joyeux Noel...

mardi 23 décembre 2014

The Curse : une exposition à voir...

Une fois n'est pas coutume, cette fois,  je ne vous dirais rien de mes états d'âme, que ceux qui s'inquiète de mon presque silence se rassurent... Tout va bien.
Aujourd'hui, je voudrais que vous alliez découvrir une exposition photo dont le sujet rarement traité en photo et en général souvent tu par l'art. 
Une passionnante exposition sur les Règles, oui une photographe, Marianne Rosenstiehl a osé faire des clichés très beaux, émouvants, avec une tendresse, un humour et une indécente intelligence. 
C'est à voir vite, encore quelques jours (jusqu'au 24 décembre) à la galerie Le petit espace à Paris.

© Pour la photo, ne voulant pas utiliser une des photos de l'exposition, je n'arrivais pas à faire un choix. J'ai préféré ce rubis, rouge sang précieux !

jeudi 11 décembre 2014

Une Chose qui a du chien...

Mon Maître l'appeler Maître A me paraît plus élégant , A pour amour, amant , apprendre... Maître A m'a demandé de devenir sa Chienne et de porter un collier...et là les questions sont arrivées.
Je, Harmony, ne pouvais pas être une chienne battue, humiliée...
J'ai fait part de mes doutes à mon Maître, qui ne refuse jamais le dialogue. Il comprend mon trouble et mes hésitations.
Il souhaite que je sois soumise et que je sois Chienne lors de jeux... mais cela me troublait.
Notre relation est d'abord celle de deux êtres humains souhaitant avancer ensemble et la relation Dominant soumise un moyen d'explorer...
J'avouais à mon Maître que je ne comprenais pas pourquoi faire de moi : une chienne...
J'avoue que le vocable : chienne associée à femme me fait bondir... me retourne les tripes, me donne la nausée.
Attendre ou voir écrit : chienne-pute, chienne-salope, chienne en chaleur est toujours perturbant... je sais que je vais faire bondir des Maîtres et sans dôute des soumises aussi...
Je ne suis pas certaine de la réaction de mon Maitre, mais j'ai confiance en lui, c'est un Maître raffiné, élégant, ferme et juste.

Il voulait que j'y réfléchisse... et voici ce que je lui est proposé.
Je vais être une Chienne de haute lignée, une chienne racée... jamais plus bel et plus docile animale ne se prosternera à ses pieds. Mes origines anglo-saxones sans doute me font respecter les chiens et les chevaux de façons sublimées...
J'attends le jour, où mon Maître me dira :
- Tu es ma très belle chienne, voici ton collier, je vais y attacher une longue laisse, suis-moi et reste à quatre pattes ».
J'attends le jour, où chienne fidèle et royale, c'est dans sa main que je me délecterais des mets délicats choisis délicatement par mon Maître pour sa chienne.
Repue, aimée, à ses pieds —  que je ne crains pas, je ne n'imagine pas les pieds de mon Maître me frapper —  je me coucherais pour le laisser se reposer attendant que sa main vienne me caresser pour me donner l'ordre tant attendu, celui d'être cet animal dont il est fier : sa Chienne-Femme.

Je propose également que me sois retiré mon collier de Chienne lorsque je reçois une punition...
Si je ne suis pas digne, je ne mérite pas de porter le collier de Chienne-Femme.
Je vais envoyer cette proposition à mon Maître et m'en remets à son jugement... 
Si, il ne tenais qu'à mois à ce jour, je ne serais pas chienne même racée mais jument. 
Cependant après plusieurs mois... ce texte serait écrit différemment


© Texte déjà publié sur Harmonysoumise en Janvier 2014... 

Délicatesse pour parvenir à la libérer...


Harmony fut d'abord soumise B, c' est une soumise débutante, elle n'a jamais eu de Maître... mais elle n'est pas une très jeune femme. Harmony vient d'avoir 49 ans au début de son début d'apprentissage à la soumission en Août 2009.
 Harmony serait comment dire une femme moderne : diplômée Bac plus 5, cultivée, ayant vécue à l'étranger, de double culture français et anglo-saxon.
  Elle se considère  libérée, moderne, progressiste et même assez féministe.  Harmony est un esprit libre. Intellectuellement, elle est jusqu'au boutiste !  Harmony est écologiste et s'initie à la pensée tantra ou tantrique.
  La profession d'Harmony, est un métier plutôt agréable, varié, gratifiant, qui l'oblige à voyager beaucoup, l'amène à voyager en Europe, à découvrir de beaux hôtels, de belles tables etc...   Harmony, je devrais dire B  simplement ( à l'époque) voulait  partager de troublants moments... Elle aime écrire et donc eu l'idée de créer Maître A.
Harmony est une vraie femme Cancer... avec les défauts et les qualités du Cancer.Ne riez pas, le cancer est un imaginatif, un cérébral et un passionné ! Alors imaginez-la se dédier à sa nouvelle aventure de soumise.
Harmony est une femme douce, plus charmante que belle et  elle cultive son esprit. Elle fut éveillée à la sensualité par la littérature . Sade n'a pas de secret... elle aime les nouvelles érotiques, le libertinage des Lumières. Elle a un grand sens de l'humour et de la dérision. Son humour lui fait reprendre souvent la phrase de Jess Franco : Moi le cul, ça me ravit l'âme ».

Ce texte fut écrit le 3 septembre 2009

Ajout du 11 décembre 2014 :
VOTRE PROFIL SEXUEL (de Elle)  selon votre signe : Harmony est cancer  La femme Cancer ne peut s'épanouir sur le plan physique, que si celle-ci est en accord émotionnel avec son partenaire, et qu’elle se sent aimée. Elle a besoin d’être l'objet d'attentions et de tendresse. Son attachement à l'image paternelle est si fort qu'elle recherche toujours, plus ou moins inconsciemment, une épaule solide, un bras protecteur. Elle n’est pas très constante dans ses envies. Elle peut être un jour passionnée, puis le lendemain vaguement indifférente, selon les variations de ses humeurs. Sensible aux ambiances, la femme Cancer peut facilement se livrer sans retenue lorsqu'elle est en confiance, mais se bloquer complètement dès que quelque chose cloche ou la dérange. Il faut beaucoup de délicatesse pour parvenir à la libérer de sa retenue. Mais la femme Cancer a une imagination débordante. Ses fantasmes sont parmi les plus fous et n’ont rien d’ennuyeux. Ils n’ont toutefois rien de pervers; elle a seulement cette grande capacité de se sentir femme jusqu'au bout des ongles lorsqu'elle est en parfaite confiance avec un partenaire.

J'aurai pu vous aider ...

Maître exige que je sois en jupe et sans culotte, le plus souvent possible. Il accepte le port du pantalon lorsque je peux justifier ce choix vestimentaire.
Ce matin, je lui ai expliqué que professionnellement, le choix du pantalon était plus judicieux... il en a convenu et donc a accepté que je sois en pantalon...
Enfin, il y a des conditions.
Il était conciliant car j'avais aussi cousu une culotte particulière ce matin :  je ne peux pas toujours ne pas porter de sous-vêtement alors ne pouvant rapidement me rendre dans une lingerie pour me procurer une culotte ou un string ouvert, j'ai pris l'initiative d'en faire un à partir d'une culotte en coton noir dont l'ouverture fut décorée de dentelle noire.
J'ai donc enfilé mon pantalon sur cette culotte percée... Mais là j'ai découvert que lorsque je marchais la couture de mon pantalon me chatouillant le clitoris... 
J'en alertais Maître qui avait anticipé et qui en profita pour me lancer mon premier défi. 
Puisque je devais porté le pantalon, il exigeait que je jouisse dans le métro. Comme je voulais mais en public.  
Sur la ligne, je devais faire un assez long trajet, je devais réussir ce premier défi. J'avoue que j'étais partagée entre la honte et l'excitation... 
En allant à mon rendez-vous, je me rendais compte qu'il ne me serait pas facile de jouir dans le métro... 
Les coutures frottaient et m'excitaient seulement lorsque je marchais.
Par chance, la ligne 1 a des wagons sans porte, le métro est ouvert de la tête à la queue... je me frottais donc le sexe sur ma couture en marchant sans m'arrêter dans le métro... up & down... up & down comme disent les anglophones. 
Je sentais venir le plaisir, je laissais parfois un léger soupir mais assourdi par le bruit du métro. Nous n'étions pas à l'heure de pointe et les voyageurs se succédaient mais pas la foule. 
Je savais maintenant comment j'allais faire... marcher le plus longtemps possible pour chauffer le clitoris... et lorsque je me sentirais au bord du plaisir , je m'assoierai et laisserai venir l'orgasme... en me croissant les jambes très serrées sur mon sexe.

J'étais émoustillée et je voulais pouvoir avouer à mon Maître ma réussite, je ne cache rien, je ne mens pas à Mon Maître : mes réussites, mes échecs, mes doutes, mes folles idées, mes stupides idées... 

Donc au retour, je n'avais qu'à appliquer le scenario : marcher, pour enflammer mon sexe.attiser le désir, exalter mon esprit... ma couture "amoureuse" me branlait le clitoris de folle façon... jamais masturbation ne m'a paru plus excitante car entourée des autres voyageurs, même si ils ne devinaient rien - ajoutait de l'intensité à mon dose plaisir. 
Je sentais mes jambes chanceler, mon estomac étaient envahi de spasme... C'est à ce moment là que je me mis à chercher fébrilement une place... pour m'assoir et me laisser aller lascivement à ma jouissance. Rien isolée, mais de toute façon, mon Maître avait précisé en public... 
Les places à 4 n'étaient pas libres, les places à trois non plus... j'optais donc pour une place face à une autre. Le voyageur était un homme de 50 ans environ, à l'élégance sportwear, aux yeux clairs. 
Je m'assois face à lui, sors de mon sac un livre... les nouveaux intellos précaires, croise les jambes et commence ainsi à me masser le clitoris pour parvenir à avoir un orgasme.
Je me casse le visage derrière mon livre, un peu trop petit - je devrais penser à avoir un journal pour les prochaines fois.
Je me mords les lèvres pour ne pas gémir... ma respiration accélère.
- je vais venir, je vais jouir, j'ai toutes mes  pensées pour mon Maître, je vais réussir Maître, pour vous, je vais jouir dans le métro... Maître, je viens, je viens oui! 

J'ai une secousse dans ma jambe, laisse échapper un faible gémissement... pose mon livre sur mes genoux, ferme les yeux. 
Lorsque je les ouvre, l'homme me regarde fixement. 
- Vous allez bien ? 
- Oui, merci
  Je me sens rougir, je suis remplie de honte... je me sens licencieuse, perverse, dévergondée, libertine.
en souriant, il me lance : - Trop bien, peut-être ?
Je me lève... je ne sais plus où me mettre. Je panique, si il me connaît, ou me reconnaît, j'arrive à ma station habituelle....
Lorsque le métro s'arrête, je descend, lui aussi, il me suit je crois...
Je le sens à ma hauteur, mes joues, mon sexe me brûlent , je suis endiablée. 
  Il me sourit : - J'aurais pu vous aider !

Je suis confuse, troublée, déconfite, consternée, scandaleuse... 
Je presse le pas, sans lui répondre, je sors de la station de métro pour entrer et me noyer au Monoprix. 
Sûre qu'il n'est pas derrière moi, je rejoins mon bureau. 

  J'ai réussi mon premier défi. J'ai eu honte comme jamais, j'ai peur... mais quel bonheur de soumise de pouvoir raconter ma réussite à Maître. A (je m' autorise à l'écrire sur le blog) 

Texte : copyright Harmony. Vous ne pouvez les reproduire sans notre autorisation. Ce texte a été écrit le 16 septembre 2009. 

Lire de l'Erotisme... Vénus Erotica

J'aime avant de m'endormir, nue sur le dos, les jambes largement écartées et pensant à mon Maitre, lire quelques pages érotiques mais j'aime aussi dans le métro m'y plonger : Qui imaginerait que  la dame en tailleur stricte, s'excite en lisant de charmantes pages roses ?
J'avoue aimer la poésie, la belle littérature et la littérature érotique.
Je vous proposerai de temps en temps de partager quelques-uns de mes livres préférés. 
N'hésitez-pas à me donner votre avis de lecteurs ou à me proposer des titres : le premier de ma liste  : Vénus erotica d'Anaïs Nin en livre de poche.
En 1940, Anaïs a besoin de travailler, c'est pour un dollar, la page qu'elle se lancera dans l'écriture de ces petits contes érotiques.
D'un érotisme fin, avec beaucoup d'imagination, Anaïs nous fait découvrir la sensualité, la perversité, l'érotisme, la sexualité...
C 'est de la très belle littérature,  du très bel érotisme. 

dimanche 16 novembre 2014

Promenade sanglante

Ma promenade dans la lande fut merveilleuse et douloureuse...
Comme vous le souhaitiez, je suis partie nus pieds sur les chemins caillouteux. Á chaque croisement, j'ai abandonné un vêtement, rapidement et  impudiquement je me suis vite retrouvée totalement nue. 
Comment me protéger ? Comment dissimuler ma chair nue, il me fallait vous attendre... 
Vous aviez promis de venir me rechercher avec une cape... mais dans combien de temps ? Il ne me restait —  je craignais de rencontrer quelques bergers — pour cacher ma nudité, que ces énormes et déchirants buissons d'ajoncs dorés, c'est là que je me suis réfugiée et c'est là que je fus caressée à sang par les ajoncs. 
J'ai aimé vous offrir ces griffures de la nature. Votre soumise en sang.

Pour son bon plaisir...

Ecrit Vendredi 19 mars 2010


Pour ma part, le jeu érotique est un bonheur amoureux et aussi une activité thérapeutique physique et psychologique.
Continuellement bondissante, débordée, stressée professionnellement, n'ayant pas le temps de me défouler en faisant un marathon par semaine, ni l'envie de me shooter de petites pilules multicolores, j'ai choisi un sport coquin.  Je me réserve de belles séances d'activités sexuelles où je peux me laisser aller...Cela peut paraitre étrange mais c'est ainsi que je me ressource. J'ai trouvé dans ces activités sexuelles un défoulement, une véritable décharge d'adrénaline.
Mais ne vous y trompez pas, cela passe d'abord par mon imagination et je me consacre à ces amusements avec un seul partenaire... mon Maître M.L.
Maître M.L. est un maitre délicat, et raffiné...Il possède quantité de  douceur et de persuasion. Il me rassure, me protège. 
Entre nous il y a peu de code : nous nous vouvoyions, je l'appelle M.L.et il m'engage et m'écoute sans impatiente. Mes opinions sur la soumission mais aussi ma vision de la société etc... Nous passons des heures à dialoguer de tout. Je ne sais si sa méthode est classique — peut m'importe — mais elle semble agir sur moi. Je ne sais rien lui refuser, ce qui me fait perdre mes repères.
Mais quoi d'étonnant ? Il est normal, il me semble, que des femmes qui  s'adonnent aux jeux sexuels "normaux" — aiment à pimenter  subtilement d' une pincée de sexe animal. Cela fait un bien fou, comme une décharge d’adrénaline.
C'est dans cet optique que je me suis livrée à M.L. et accepte quasi tout docilement pour NOTRE plaisir. Mon Maître adore me voir jouir car il est  très soucieux de mon bonheur et de mon plaisir, autant que je le suis du sien et de mon plaisir de la servir. Je suis sa soumise, son esclave, sa jument, son asservie et pourtant libre.
Ma soumission, je la veux pour M.L. belle et rebelle. Je suis à lui, librement sans contrainte, pour notre plaisir, en musique, au diapason, en harmonie.
Vous le savez je vous l'ai souvent dit... mon Maître me punit rarement, mais chaque fois qu'il le doit, il le fait. Je cherche, le plus possible, à éviter la punition, car je la trouve trop décevante, la preuve de mon échec à le servir. Mais ne vous inquiétez pas, il ne se prive pas de plaisir : fessée, bondage, pinces, plug...  etc. Nul besoin d'attendre de devoir me punir, il me manipule à loisir juste pour son "bon plaisir".

A. nous aiment toutes les deux...

Ce texte a été écrit en Octobre 2009. 

Maître A, mon Maître, je devrais dire notre Maître est un homme particulier... 
Capable de passions extrèmes, il ne mesure pas ses sentiments et s'engage dans des relations  fulgurantes.
Lorsqu'il a accepté que je devienne sa soumise, il m'a dit combien, il serait exigeant, combien, il serait ferme...
il me prevenait qu'il ne supportait pas l'à peu près et que nous nous engagions pour longtemps et pour quelques choses de difficile mais qui deviendrait merveilleux, sublime si je me donnais à fond. 
Alors portée par son enthousiasme, j'ai plongé.
Je suis devenue la soumise, je devrais dire l'apprentie-soumise de Maître A...
Mais Maître A exige autant d'engagement de ma part que celui dont il fait part.
Il veut que chaque minute de mon temps libre, lui soit entièrement consacrée. Il sait que j'ai une carrière, une vie privée et il les respecte mais mon temps libre est à lui, comme je suis à lui. Pas une minute de mes loisirs, ne doit lui échapper. Si je ne les lui consacre pas toutes, il les contrôle... je dois lui demander de valider mon emploi du temps.
Mais en échange, mon Maître m'éduque, me gâte. je suis l'objet de tous ses soins. Ses jours sont occupés à m'apporter tendresse, amour, fermeté, élegante, performance, perfection, défi.
Ce qui ne va pas sans souffrances, douleurs ou peines. Mon corps est entièrement dépendant de ses caresses, de ses ordres, de ses défis... Mon esprit lui appartient.
Aujourd'hui, je fais en sorte de guérir une blessure... profonde, sanglante.
Je n'ai pas été giflée, mais pire, pas été fouettée, pire
Pas été ligotée, pas été violée, ou humiliée pire. 
Mon Maître vient de me dire que je devrais passer mon prochain week-end de libre, donc normalement entièrement à son service en compagnie de son second amour. C'est le mot qu'il a utiliser.
Il avait un large sourire :
- nous passerons notre week-end tous les trois à la campagne. 
- Maître, votre .... je ne pouvais pas le prononcer
- Oui, ma chère soumise, mon second amour...
- Mais 
- Oui, tu devras l'aimer , je l'aime autant que je t'aime, je ne peux plus imaginer que vous soyez séparées.
- Maître...
- Je sais, mais il le faut pour notre bonheur.

Je venais d'accepter de partager mon Maître ! Avais-je le choix pouvais-je lui imposer un choix... Je me devais de rencontrer, d'aimer celle qu'il appelait son second Amour. Je ne pouvais faire de peine à Maître A puisque cela était son plaisir, je l'aimerais et lui serais dévouée comme je l'étais à mon Maître. 

Donc l'heure est arrivée. Nous partons à la campagne. Maître est venue me chercher, je saute dans la voiture... Je vais oublier la femme, la pro, pour devenir pendant trois jours durant la soumise à temps complet de Maître A, quel bonheur !
- Chère B, vous savez combien, je vous aime...
- Maitre, je le sais et mesure mon bonheur !
- Bn je voudrais que vous aimiez mon second amour comme vous m'aimez... acceptez, pour moi ?
- Maître vous savez que je ne vous refuse rien, je ne peux pas. J'aimerais qui vous souhaitez de voir aimer...
- B, je savais que vous accepteriez , je voudrais aussi que vous acceptiez encore un sacrifice, vous l'aimerez, oui, vous me le promettez mais j'aimerai aussi que vous viviez à ces côtés... pendant les trois prochains jours.
Pendant ces trois jours où je vous aurais toutes les deux ...
- Maitre, c'est donc une autre femme...
- Soumise, oui, une femelle comme vous qui frémit lorsque je m'approche d'elle. Elle aime que ma main lui frappe la croup, que je caresse ses cuisses... elle s'exalte lorsque je lui palpe les mamelles, comme pour vous Soumise B, je suis la source de son plaisir.
Comme avec vous, j'aime sa soumission, son allure, son impulsion... son corps, ses muscles...
- Maitre ?
- Non, soumise B, je ne saurais dire qui de vous je suis le plus épris... l'absence de l'autre ou de l'autre m'est également pénible...
- Promettez-moi de l'aimer et de vivre en harmonie avec elle... Soumise B, vous me le promettez...

Bien sûr, que je lui promettais, je l'aimais, je m'étais soumise ...

- Nous arrivons, oui, soumise, ce château, je me le suis offert pour pouvoir vous y installer toutes les deux... vous pourrez profitter de la campagne environnante, personne ne vit aux alentour... vos promenandes ne seront pas  perturbées.
- Maitre, ce château est magnifique...
- Vous n'avre encore rien vu du donjon, équipé... croix, poulies, pilori... rien ne vous manquera... Mais venez visiter ce dont je suis le plus fièr. Venez ce sont vos appartements à vous mes soumises. J'y ai installé tout ce que l'on peut espérer de mieux pour votre bien-être être : climatisation, piscine, jaccuzi....
- Maître, me présenterez-vous bientôt ma compagne...
- Oui Soumise B, venez...
  Maitre A, me prit le bras et nous fûmes bientôt dans un lieu étrange...Un lieu qui sentait ... j'avais du mal à dire... qui sentait l'animal. Oui, bien, sur, je savais, je l'aimais cette odeur... c'était celle que j'aimais tant celle qui me faisait me passionner pour...
 - Ma chère Soumise, vous rêvez, venez...
- Maitre, vous avez dit que je devrais vivre avec...
- Oui, Soumise B, vivre avec, partager les lieux... vivre comme à l'unisson. En sœur jumelles, car je vous aime toutes deux pareille.
- Maitre, je vous suis.
 Je vis soudain ma soeur de soumission, j'amais je n'avais vu plus belle femelle... Je compris vite pourquoi, Maître A l'aimait. Ses yeux, sa croupe, sa musculation, son allure... ses jambes.
En me voyant, elle se figeat... elle aussi découvrait, flairait la seconde aimée. Elle aussi me dévisageait...
 Je m'approchais...
 - Oui, saluez là, je vous présente Velika (Grande en russe) me dit Maître avec tant d'amour dans la voix que j'en eu de la peine.
Je m'approchais de Velika et lui mumurrait à l'oreille.
-Velika, je suis soumise B, je vais vous aimez comme j'aime Maître A.
 Je vis dans ses yeux de la tendresse, elle m'aimerait aussi, j'en était sure. Puis ma main caressa ses naseaux, Velika était une superbe jument bai. je ne pouvait plus la quitter.
Maitre A eut un sourire, palpa la croupe de Velika et m'embrassa.

- Je le savais, je suis le plus heureux des hommes, Soumise B. Je vous laisse faire connaissance et vous installer.
Je reviendrais pour le diner vers 20H30.

Je restais là collée au flanc de Velika. Je la sentais tendue mais pleine d'envie de me faire confiance.

A lire trés vite ici. Ma vie aux côté de Velika. 


samedi 15 novembre 2014

Je vous aime, je vous désire


Il me semble que je ne serais jamais capable, quelle que soit la langue que j'utilise l'anglais, le français, l'espagnol... d'écrire et de chanter si doux, si juste, si fort,  la soumission, l'abandon. Il est vrai que nous sommes de plus en plus habitués à nous satisfaire de raccourcis sans prévenance : le texto n'est en effet pas forcément le plus adapté à l'amour courtois.

Pourquoi tenter,  lorsque l'ode existe,  risquer de ne pas faire mieux ?

 J'oublie toute velléité créatrice et emprunte ses vers à Othon. Je me pose aux pieds de My Lord et lui lis doucement ce verelay. Mais ne vous y trompez pas ces mots au goût de miel, n'ont d'autres buts que d'éveiller les sens de My Lord, de l'envelopper d'un doux nuage de volupté ainsi paisible, il aura tout loisir de rêver, d'imaginer... de se laisser aller dans un de ces moments où l 'imaginaire et le réel ne font plus qu'un. 

Pourtant, il n'oublie pas que gentes dames et damoiseaux vivent au donjon et n'ignore rien des supplices du moyen âge...  Les tortures et supplices sont particulièrement cruels, l'imagination des bourreaux était sans limite. 

 
Othon de Grandson (XIVe siècle) — Je vous aime, je vous désire


Je vous aime, je vous desir,
Je vous vueil doubter et servir,
Je suy vostrë ou que je soye,
Je ne puis sanz vous avoir joye,
Je puis par vous vivre et morir.

Onques si fort ne vous amay,
Onques tant ne vous desiray
De tout entier le cuer de moy.
Vostre lige suy et seray,
Jamaiz autre ne serviray,
Je le vous jure par ma foy.

Loyal amour me fait sentir,
En penser et en souvenir,
Plus que onques senti n’avoye,
Car il n’est riens que sanz vous voye
En quoy mon cuer prengne plaisir.

Je vous aime, je vous desir,
Je vous vueil doubter et servir,
Je suy vostrë ou que je soye,
Je ne puis sanz vous avoir joye,
Je puis par vous vivre et morir.

jeudi 13 novembre 2014

Ses mots, ses murmures, mes désirs...

Depuis des jours, des semaines : je rêve de ses mots, ses murmures, ses désirs... Je l'entends me dire à l'oreille à tout moment du jour ou de la nuit, partout au bureau, dans le métro, pendant que je déjeune, lorsque je m'endors ou me réveille...

J'aime tout ce qui affirme ton désir de m'appartenir. Il me plait que tu affiches ton desir et que tu affirmes ta soumission. Je savoure toute ta perversion. 
Parce que c est moi et parce que c est toi...Simplement et naturellement viens ramper et suplier, me lécher comme tu aimes et dormir à mes pieds. Viens donner ta chair aussi souvent que tu le souhaites
Ne retiens rien.. crie-moi ton appartenance. Je te veux déchainée et t'enchaînant, tremblante d'excitation et dévorée d'envie...
Je te veux bâillonnée et bavante.. que ton miel inondes tes mamelles de femelle et tes cuisses ouvertes. Totalement impudique et offerte, ne sachant plus où lécher sucer caresser donner ramper... ne désirant plus que cette vie de nudité et d'abandon.
Tu mériteras des baisers mon esclave, mes baisers mouillés, mes baisers de cuir : le fouet, la cravache. Tu seras explorée mes doigts, mes mains, ma langue, mes doigts, ma queue. Je vais tout dévorer, tout remplir, tout posseder : ta bouche, ton sexe, ton cul.
Tu seras comme un arc tendu : cheveux tirés, cambrée, dilatée, pincée, mordue, étirée, pénétrée, douchée, inondée, suspendue, encordée, encagée...
Ta soumission sera totale et absolue mais toujours volontaire.
Tu es mienne totalement, soit paisible, sereine, prends ton temps, sois gourmande, ne te refuse plus rien, n'aies plus peur, laisses toi m'obéir, accepte que le collier de cuir fasse de toi l'animale que tu désires libérer. 
Je veux être fier de te posséder toi et je sais que je le serais. Tu es ma chose, ma catin, ma princesse, ma chatte, mon scarabée, mon esclave, mon animale, ma chienne, oui tu es ma putain chérie.  
Chaque jour, je sais que tu avanceras même les yeux bandés sur ce chemin que nous désirons suivre et que j'éclairerai .
Je te possède, t'emporte, te protège car je suis le Tien quoi que tu fasses tu sais que je suis ton A... 

 
© le texte appartient à Harmony et à ce Lui pour qui, j'écris.

mercredi 12 novembre 2014

Vous inspirez des rêves...


Je continue de croire que je ne suis pas masochiste, que j'ai peur de la douleur, mais que si j'y trouve satisfaction c'est qu'elle m'est moyen de faire don.
J'ai récemment fait un nouveau rêve qui me fit clairement comprendre mon fonctionnement :
J'avais passé la nuit avec vous et en vous réveillant, vous n'aviez pas eu de mots autre que :
— Bonjour Ma Chose, comment va ma catin, mon animale, mon scarabée ?
Sans me laisser le temps de répondre, vous m avez attachée en x aux coins du lit et vous vous êtes assis à mes côtés.
— Ma petite catin, tu vas choisir comment tu supporteras tes prochaines heures... à toi de décider de notre journée : Soit je te mets des pinces progressives sur les tétons et tes lèvres intimes , je reviens te voir toutes les 15mm et je durcis à chaque fois la morsure des pinces et autres tortures que mon imagination inventera... Je sais tu finiras par pleurer alors je boirais tes larmes et au bout de ces 3h de souffrances ... Je te câlinerai pour la souffrance reçue. 
Je sais tu n es pas masochiste trois heures c est long et ces petites pinces finiront par te faire très mal . Mais tu as le choix ...
Si tu préfères, je te laisse là tranquillement pendant trois heures ou plus et m'en vais pour te laisser tranquille.Tu as 15 minutes pour me donner ton choix . Je vais nous faire un thé.
Je n'ai pas eu besoin de 15 mm pour décider de souffrir pour vous...Je savais immédiatement que ce que je désirai c'était vous offrir mon corps pour vous donner ce plaisir ambiguë de le torturer pour mieux le posséder, et de me faire ainsi souffrir pour me consoler et vous délecter de ma soumission.Vous disiez que souffrir me faisait grandir. Et ce plaisir de vous offrir ma souffrance m 'enivre
Vous reveniez avec du thé et pour chacune de vos gorgées bues j en recevais une de vos lèvres. Qu'il fut doux ce thé !
— Alors ma catin comment se passera ta matinée ?
— Maitre je choisis de vous offrir mes larmes à boire.
— Tu sais que je suis sans pitié à ce moment là, tes larmes seront le reflet de ta douleur offerte tu souffriras ma douce !
 — Oui Maitre et cette douleur est pour vous et acceptée pour votre plaisir.
Vous m avez embrassé votre main est venue caressé mon sexe ...
— Tu es trempée petite animale, oh oui tu vas souffrir mon petit scarabée pour mon plaisir.
Vous avez enduit mes seins et mon sexe d huile chaude et parfumée, puis  vous m'avez tendu et offert les pinces à embrasser…



… et je me suis réveillée trempée.  


© Photo du site : http://bdsm-attirances.com/pinces-utilisation.html

© Mes textes sont offerts à Mon Maître et ils n'appartiennent qu'à Nous (Lui et Harmony; donc moi), et si, il les partage avec vous ici, c'est seulement ici... Les utiliser ailleurs sans notre autorisation est faire entorse au copyright. 

samedi 8 novembre 2014

De nouveau, tant de désirs...


--6095-1.jpgIL y a des moments où tout se met en place et où naissent et s'installent tant de désirs. Sous la glace, le corps bouillonnant.  IL y a des jours où après quelques hésitations, après quelques reflexions, tout est clair, simple, naturel. J'en viens à me dire : ne dit plus rien, ne pense plus et laisse toi porter. 
Sa responsabilité, il l'a prend, il accepte, car il sait trop bien ce don. IL respecte cet abandon. Il sait combien je suis vunérable à cet instant mais il sait aussi et se réjouis de savoir que je ne peux plus faire marche arrière, que je suis la sienne, envoutée, dépendante. 
Il ose dire, il montre, raconte décrit ce que signifie être sa chose, son animale, sa chatte, sa chipie et bien plus ces mots qui n'appartiennent qu'à nous. 
Je désire et je crains, mais je lui fais confiance et j'avance... vers le Mien.  

© Photo harnais corset de cuir Demonia 

mardi 4 novembre 2014

Besoin de Lui comme il a besoin d'air

Je suis une passionnée, une amoureuse certains diront une fusionnelle :  ma conception du lien résumé peut être dit ainsi  : la laisse attache autant le collier que la main qui la tient *

Comment vivre cette complicité, cette confiance, cette dépendance heureuse de ma part sans tomber dans une dépendance qui sans êtes grave pour moi, ne soit affolante pour LUI ? 
Comment vivre cette passion sans l'enfermer, sans l'étouffer... sans lui faire crainte pour sa liberté, son air, sa bulle ? 
Quand lui dire ne suffit pas ! Est-il possible de feindre le détachement ?
Peut-il admettre que ce n'est pas grave ce besoin de lui ?
Dois-je choisir de m'éloigner,  jouer le jeu,  lui prouver que je peux me passer de LUI  ? 
Sourire, oui c'est facile... me tuer à l'écriture, ne rien lui dire, ne pas avouer qu'il me manque, m'endormir en avalant cette boule qui me descend dans la gorge, et laisser faire car je ne suis pas jalouse juste incroyablement fusionnelle. Qu'importe où il est, ce qu'il fait j'ai confiance mais juste besoin de cette envahissement de moi par LUI.  
Chut, ne lui répétez pas que j'ai besoin de Lui, comme il a besoin d'air, le savoir suffira t-il   ?  

 
* petit raccourci emprunté à Lulla, avec qui je partage souvent le point de vue.


samedi 1 novembre 2014

Le bonheur d'une soumise espiègle...



Je ne cache pas ma passion pour le Japon et mon admiration pour la culture du Soleil levant. Il est vrai que j'ai un grand engouement pour  la délicatesse des femmes de Gion, les Geiko.

Alors nul doute que ma vision de la soumission est aquarellée de ces qualités particulières que ces femmes exceptionnelles déploient : raffinement, discrétion, intelligence, elles brillent en musique, en dansent sont souvent très érudites, peuvent être polyglottes... et sont entièrement éduquées pour le plaisir de leur "protecteur".
Alors oui, j'avoue qu'il y a pour moi, une belle part de dévotion qui me fascine dans ce rôle séculaire de femmes japonaises.
J'aime à me souvenir des mots de  Mineko Iwasaki : une geisha doit avoir la délicatesse d'une fleur ainsi que la force et la souplesse d'un saule mais elle disait aussi [...] quoique très belle, elle ne faisait pas recette. Il lui manquait cette légèreté mutine et cette espièglerie qui sont les ingrédients indispensables de la séduction chez une geiko. Car il ne lui suffit pas d’exceller dans son art, il faut aussi montrer de la passion, de l’enthousiasme, ne jamais ménager son temps ni sa peine et être capable de garder son calme au milieu des pires catastrophes. 
J'avoue que c'est cet équilibre entre jeu, raffinement, humour, dévotion, admiration, désir excellence dans chacun des gestes offerts à mon Maître est un objectif ambitieux mais vers lequel je désire tendre.
C'est cette voie que je veux prendre avec plaisir malgré les efforts, l'abnégation,que je sais necessaire.  Qu'il est doux et contraignant — ma perversité en est satisfaite — de savoir que c'est cela que je désire atteindre pour mon Maître, avec mon Maître.
Je pense qu'une soumise heureuse est la chose, la chatte espiègle de son Maître ferme et tendre, exigeant et bienveillant : le respecter, le servir, le taquiner, joueuse mais toujours respectueuse, elle garde ce recul, cette humour qui lui permet de glorifier son Maître sans lui laisser [ ou alors que quelques instants] attraper la grosse tête. 
Alors bien sûre, il y a quelques nuances.... mais l'animale que je suis, désire être la geiko et le jouet sexuel de mon Maître car c'est bien ainsi que je serais une soumise espiègle heureuse. 

 
© Illustration Suzuki Harunobu © Museum of Asian Arts Corfu, Greece, photography by New Color Photographic Printing Co, Ltd
© http://www.ilcastello.org/indicee.html 

Mineko Iwasaki fut une Geiko très appréciée, honorée qui raconta son histoire dans le livre biogrpahique : Ma vie de Geisha en Livre de poche. 
© Les textes restent la propriété d'Harmony et de Mon LUI. N'oubliez pas de nous demander l'autorisation si vous les recopiez.  

dimanche 19 octobre 2014

Don de soi ou Don pour soi


Un sujet sans doute compliqué qui risque la controverse.
Comment expliquer la soumission ? Quelle dérive conduit à s'abandonner... et si ma soumission n'était que goût de la transgression et si ma soumission n'était qu'un alibi ? Cela n'est plus un secret, je suis anglophone et chrétienne oui, avec une véritable passion pour le Japon.
Sans doute que cela ajoute des évidences à ma nature passionnée de soumise et à ma passion du thé. La découverte du Japon, de sa culture s'allie bien à mon éducation : mon pragmatisme, mon flegme se retrouve at ease enveloppés par la courtoisie et le protocole japonais.
Assez bla-blathé et passons au vif du sujet : D'où naît ma passion de la soumission, pourquoi m'y sentir aussi heureuse, aussi bien et pourquoi n'y goûter que si tardivement... cette soumise novice mais pas jeune soumise (sourire).
Pourquoi ?
Il me semble que la raison évidente et depuis longtemps entrevue le besoin de dépassement. Sans doute que l'éducation des petites filles de famille comme la mienne favorise chez les esprits vifs (je ne parle pas d'intelligence) un besoin de rébellion... alors nous commençons pas nous teindre les cheveux en rouge, en vert et puis si cela ne suffit pas nous poursuivons, toujours plus provocante, plus audacieuse, plus anti-système et indépendante.
Est-il étonnant que les suffragettes furent anglo-saxonnes ? Elevée dans la littérature fantastique, ses contes et légendes, sa poésie... la jeune fille est une romantique qui se passionne pour Dracula. Si le Christ reste une icône, un « Maître » c'est des humains de chair et de sang qui me disent aussi que cela est possible... Mère Thérésa ou l'Abbé Pierre... Oserais-je voler à l'Abbé son adage : Il aimait dire que le bon Dieu lui avait offert le don des insolences mesurées.
Perverse, ambitieuse et chrétienne, j'aimerai pouvoir dire que Dieu et le Christ m'ont offert le goût du don des insolences démesurées. Je réfléchis souvent et je me dit parfois et si en croisant un Maître et m'offrant à lui, je trouvais le moyen de transgresser... ?
Je m'abandonne, habilement je lui fais comprendre mes fantasmes, mes fantaisies et pour son plaisir, je transgresse. 
Je bafoue les règles de la morale, les codes de mon milieu social mais je n'y suis pour rien, je suis soumise et abandonnée à un Maître.
Enfin, pas folle la soumise heureuse... elle renouvelle chaque jour ses voeux. Chaque jour, elle se donne, chaque jour, il faut la dominer...
Alors don de soi ou don pour soi ?

Avancer… sereine

Il n'y a qu'une voie : celle qui permet d'avancer vers ce Lui qui est inéluctable.
Chaque jour, une évidence, depuis septembre 2009, j'ai avancé, exploré, découvert, douter pour avancer car il n'y avait qu'une chose sûre évidente, naturelle : Mon Maître existait je devais le rencontrer.
Et c'est vers Lui et vers Lui seulement que j'avançais,  mais qu'il y en eu des obstacles, des matins gris, des brumes obscures, de faux matins clairs. Mais aussi, il y eu des rencontres, des fous rires, des mains sur l'épaule — non je n'ai pas dis des mains aux fesses — des encouragements, des pleurs et des crises de découragement.
Pourtant chaque fois, j'ai repris la route, après chaque chute, chaque bosse, je savais qu'il fallait continuer et je le fis parfois presque contre moi, malgré le manque d'entrain quelque chose de plus fort poussait. Il fallait le rencontrer. Je savais qu'Il était là quelque part.
Aujourd'hui, patiemment, pas si facilement j'avance vers Lui et je sais que c'est le plus doux.
Oui, vous vous demandez, qui peut bien être cet être qu'Harmony a cherché...  et quelle attend patiemment. Sans trouble, sans peur de l'absence, sereine ?

vendredi 10 octobre 2014

Parfumer celle qu'il enlace...

Il revient à l'homme d'habiller la femme qu'il déshabille et de parfumer celle qu'il enlace. Comme il lui revient de défendre au péril de sa vie le pas fragile qui s'est attaché au sien. 
 

Amin Maalouf

mercredi 1 octobre 2014

Un souffle, le vide, la voie ...

Parfois, il faut se poser pour avancer ...
Harmony se sentit un moment submerger par l'émotion, par son désir de vivre ce qui est mon rêve et que j'avais parfois entrevue possible, une fois avec un Maître qui ne se sentait pas prêt à dompter l'Harmony rebelle et qu'Harmony abandonna blessée et une autre fois dans une blessure telle que je me dis que jamais je n'effacerai la cicatrice de cette rencontre.
Et puis il y a lui ce Lui pour qui j ai attendu et pour qui rien n est impossible ,  qui veut que nous prenions notre temps ... et pourtant pour lequel je m'emballe comme jamais je ne l'ai fait pour personne.

lundi 22 septembre 2014

O rage, Oh des Espoirs...


Ce soir j'ai envie de retourner dans la fôret et de me souvenir de cette sensation folle. Ne me demandez pas si O' existe. Ne m'interrogez pas !
Savourez comme je le fis cet orage...et vous imaginez Harmony savourant  ces bourrasques sous la pluie glaciale... n'oubliez pas qu'en d'autre lieux son Maître pourrait lui faire goûter, un de ces orages d'été chaud, étouffants 
Souvent sous mon arbre, au soleil, je m'assoupis au vapeurs trop chaude. Je rêve d'un bel orage... d'un orage, pendant lequel on se dit : 
— C 'est le moment de sortir, de courir sur la lande ou de partir en chasse. Courir les pieds dans la terre... Pour une chasse, comme celles du comte Zaroff par exemple..... Que j'aime marcher pieds nus et fuir devant le chasseur ! Oui, bien sur, nue, pieds nus appréhender le monde avec son corps… Toucher, sentir, embrasser, le bois, l'herbe, les cailloux puis faire l'amour ainsi.... dans l'herbe mouillée après un orage d'été, prendre la force d'un vieux chêne en l'enlaçant complètement et grimper dans ses bras…

- Mais O' que faites-vous ?
- Au grand chêne je vais vous attacher......
-  M'attacher au chêne et...
-  Dénuder votre dos...et couper une badine.....
- mais
- La sensualité de l'orage me font perdre la tête et puisque vous semblez si inspirée …

Vous avez denudé mon dos...et fait siffler une badine.

-  J'aime vos épaules nues… votre dos blanc jusqu'à la taille, je savoure jusqu'à la naissance de vos fesses... j'aime vous voir ainsi et redécouvrir votre cul... votre croupe animale offerte.
Ah, ce chêne que vous étreignez, comme si, il allait vous prendre, vous l'enlacez comme un amant, ma belle salope, auriez-vous peur ma divine ou déjà sentez-vous le miel du plaisir vous couler entre les jambes ?
 J'ai décidé, c'est 20 coups de badine que vous recevrez et ne perdez pas notre temps à demander pourquoi. C'est ainsi, et puisque c'est que je désire, vous les compterez à voix haute....
- Mais je suis votre  ...?
- Mais il faut que la fôret, ses enfants et votre O' nous vous entendions...et chaque reproche, chaque soupir de révolte vous vaudra 1 coup de plus…

Vos liens de cuir m'ont pris les poignets, ce chêne ne voulait pas que je puisse lui échapper nul besoin de pinces...son écorce me brûle le corps, en s'enfonçant dans mes chairs. Chaque coup porté m'offre à cet arbre un peu plus.

- Vous n'avez jamais étreint personne comme ce chêne, ce soir, vous n'avez jamais senti cette force vous pénétrer. Vous verrez...vous serez apaisée... après ce bel hommage et vos larmes nourriront sa sève renaissante.....puis je vous prendrai...et nous ferons l'amour..tous les trois.....vous, le chêne...et moi dans le sang, les larmes et la luxure...

Cher O', je prie le ciel… qu'un orage éclate chaque soir...
Je ne regarderai plus jamais les gros chênes de la même façon… et je vous assure que ces 20 coups de badine, je les chérirai. 




© Les textes appartiennent à Harmony et sont protégés par le code de la propriété intellectuelle. Article L-122-4 : Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.

dimanche 14 septembre 2014

Musique et Poésie... La nuit des Demoiselles

Juste pour le plaisir de lire un texte érotique, coquin, et avec une poésie imaginative délicieuse.
Loin de la provocation, à mille lieux de la vulgarité...


 http://www.wat.tv/video/colette-renard-nuits-demoiselle-348dz_2exzl_.html


La nuit des demoiselles 


Que c´est bon d´être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l´étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon

Je me fais frotter la péninsule
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l´abricot

Je me fais farcir la mottelette
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin

Je me fais laminer l´écrevisse
Je me fais foyer le cœur fendu
Je me fais tailler la pelisse
Je me fais planter le mont velu

Je me fais briquer le casse-noisettes
Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais sabrer la sucette
Je me fais reluire le berlingot

Je me fais gauler la mignardise
Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise
Je me fais nourrir le hérisson

Je me fais chevaucher la chosette
je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette
Je me fais gâter le matou

Et vous me demanderez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh! cela tient en peu de lettres
Le jour, je baise, tout simplement

dimanche 7 septembre 2014

Naturellement… chaque jour plus fou.

Il est parfois étrange de constater combien, comment un Dominant  s'impose naturellement et devient simplement le votre. Il vous dit des mots que vous avez écrits, imaginés, revé d'entendre. Il vole vos sensations, Il anticipe... enfin il Domine..
Comment le croire, comment dire que cela est possible, que je le vis, que LUI existe.
Soudain ce Lui que que je cherchais que j'avais cru reconnaitre en A, en ML, en DO, en O, en Jean, en Laurent ... en tous ceux qui tentèrent de me séduire par des mots qui ne me donnaient pas envie des maux... soudain cet homme est là et pendant des heures, des jours, des nuits, sans précipitation, il s'affirme comme ce LUI, c'est homme qui me fait rire, qui me fait hurler, qui me fait ronronner avec qui tout est possible...
Il dit mes mots avant que je les pense,  il demande ce que je n'osais pas avouer et pourtant désirais vivre. Un homme dont les "hummms" sont des provocations délicieuses et dont le martinet ... chut.
Un homme qui avoue qu'il va construire un monde pour que je ne sois plus que sa chatte, sa poupée, son objet sexuel et sans que cela ne provoque rien d'autre que ma pâmoison.
Il est le musicien qui tire de son instrument un souffle brutal et voluptueux.
Aujourd'hui, je bénis ma route, les ruptures, les pleurs, les non merci Monsieur nos visions sont différentes...
Aujourd'hui, je suis Harmony, c'est amusant en y pensant personne ne m'a jamais appelée Harmony avant LUI. 

Etre sa Lou


J'ai parfois des envies si ambitieuses, où je ne désire que si peu...
Etre sa Lou et bien plus...
Pour le bonheur des mots car : Ennoblissons, mon cœur, l'imagination ! La pauvre humanité bien souvent n'en a guères. Le vice en tout cela n'est qu'une illusion Qui ne trompe jamais que les âmes vulgaires.

France-Inter : Apollinaire et Lou

Nîmes, le 3 février 1915 — PARCE QUE TU M’AS PARLÉ DE VICE...
Guillaume Apollinaire à Lou

Tu m'as parlé de vice en ta lettre d'hier.
Le vice n'entre pas dans les amours sublimes.
Il n'est pas plus qu'un grain de sable dans la mer,
Un seul grain descendant dans les glauques abîmes.

Nous pouvons faire agir l'imagination,
Faire danser nos sens sur les débris du monde,
Nous énerver jusqu'à l'exaspération
 Ou vautrer nos deux corps dans une fange immonde,

Et liés l'un à l'autre en une étreinte unique,
Nous pouvons défier la mort et son destin
Quand nos dents claqueront en claquement panique ;
 Nous pouvons appeler soir ce qu'on dit matin.

Tu peux déifier ma volonté sauvage,
Je peux me prosterner comme vers un autel
 Devant ta croupe qu'ensanglantera ma rage,
Nos amours resteront pures comme un beau ciel.

Qu'importe qu'essoufflés, muets, bouches ouvertes
Ainsi que deux canons tombés de leur affût,
 Brisés de trop s'aimer, nos corps restent inertes !
Notre amour restera bien toujours ce qu'il fut...

Ennoblissons, mon cœur, l'imagination !
 La pauvre humanité bien souvent n'en a guères.
 Le vice en tout cela n'est qu'une illusion
Qui ne trompe jamais que les âmes vulgaires.



© Gallimard : Mon Cher petit Lou - Les lettres d'Apollinaire à Lou

mardi 2 septembre 2014

Reflexions sur la punition


 Une bonne soumise n’est pas celle qui reçoit 100 coups de cravache, [ et souffre pour les supporter] mais celle qui n’en reçoit aucun car elle sait obéir à son Maître. [ lu sur le site bdsm-la part de l'ombre]
  Je trouve cela merveilleux, en effet, ma quête d'abandon, n'est pas d'être punie mais bien d'être entièrement possédée, abandonnée, dominée, charmée, envoûtée. Je ne souhaite pas être punie, je souhaite être guidée, emportée, élevée vers le désir, le plaisir de mon Dom. Je ne veux pas qu'il soit contrarié, je ne veux pas qu'il puisse être mécontent. Je rêve d'être la source  de son plaisir , de son bonheur.
Je sais qu'il est plus fort que moi, qu'il lui serait facile de me frapper mais quel plaisir pourrions-nous tirer de cette violence, de cette brutalité ? Comment pourrais-je me pardonner de lui faire perdre son sourire, son regard tendre et son élégance ?
 Comment pourrais-je avoir quelques respect ou admiration pour un simple barbare.. la poitrine estampée, marquée au fer rouge des initiales du maître ces infamies d'un autre siècle... ne sont pas ma quête. Si, il est des êtres pour qui en toutes connaissances de cause et de leur plein gré recherchent ces relations, je ne juge pas mais cela n'est pas pour moi. La soumission n'est pas un viol consenti mais une offrande harmonieuse, l'esprit, l'âme et le corps doivent s'en nourrir.
Une punition ne doit être qu'un ultime moyen de dressage, après que toute autre méthode est été tentée. Pourquoi en arriver à cette phase ultime ?        
 Le dialogue aura fait défaut, n'aura pas été assez puissant pour faire comprendre le désir, la volonté, l'envie, le besoin... L'expression n'aura pas donner assez de motivation, d'excitation. La soumise n'obéit pas mais pour qu'elle raison ?
Si elle n'a pas compris ? La punir rendra-t-elle l'ordre, le vœu plus clair ?
Si cela la bouleverse quel plaisir à la violenter ? Il me semble que la punition si elle est inévitable est un signe d'échec pour les deux Dom et soumise, une rupture de l'harmonie de la complicité.
Si l'on souhaite, si l'on aime un peu de fermeté, un pincement énergique... pourquoi ne pas le demander à son Dom, pourquoi ne pas lui donner l'occasion  de vous offrir du plaisir... pourquoi faudrait-il aller chercher une punition pour le plaisir ?
  Je ne veux pas obtenir du plaisir dans la punition. Mais bien sûr, cela ne vaut que pour punition arbitraire ou unilatéralement administrée.
Une punition peut être aussi une étape supplémentaire dans la complicité.

Harmony précise : Ce texte fait écho ou dit le chemin parcouru depuis le premier jour, ma vision sur la punition se modifie...